mercredi 25 novembre 2009

Lecture publique au Tam Tam Café



http://slamcap.blogspot.com/

mercredi 23 septembre 2009

Ta vie est un incendie



Oeuvre de la couverture : Robert Polidori, Senora Faxas Residence #1, Miramar, Havana, Cuba - 1997.


En décembre 2008, mon texte "Ta vie est un incendie" recevait la mention de finaliste aux Prix littéraires Radio-Canada, dans la catégorie "récit". Le tout vient de paraître dans le numéro 84 de la revue Art le Sabord, numéro dédié à la thématique "Oui". Pour moi qui, jusqu'ici, ai fait paraître trois livres de poésie (2002; 2004; 2007), il ne s'agit pas d'un accident de parcours; mais bien plutôt du genre que je privilégierai ces prochaines années.

Ces époustouflantes oeuvres de Robert Polidori accompagnent le texte :
6539 Canal Street, La Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis - 2005;
Samir Geagea Headquarters #1, rue de Damas, Beyrouth, Liban - 1994.

mardi 17 mars 2009

Ce qui aurait dû être "Là, forêt"

Le texte "Là, forêt" qui, jusqu'à tout récemment, se trouvait sur ce blogue, vient de paraître dans la revue Art le Sabord, sous la thématique "Odorat".

En fait, ce poème en prose a peu à voir avec le thème de l'odorat... mais plutôt avec celui du temps qui se dévoile et se voile au gré de l'apparition de la forêt.

"J'habite là, dans la forêt"; "je" n'habite pas "ici", comme dirait Jean-Claude Pinson ( "J'habite ici", 1999). Car, un "je" qui "habite ici" sonne un peu trop comme un "je" que l'on connaît, que l'on a su circonscrire, qui est statique et immuable... Alors que "je" est plutôt une sorte d'explosion et de perpétuel anéantissement du présent. Ne lit-on pas sous ma plume que Ta vie est un incendie?

Dans ce texte, le "je" est transitif: il ne peut se dire que par le détour des arbres, par le séjour mouvant dans la nature, dans une sorte d'abandon sur ces chemins dont Heidegger disait qu'ils ne "mènent nulle part" (Holzweg).

Le temporalité du "je" se déploie au gré de l'apparaître des arbres de la forêt qui, chacun, représente une modalité d'être au monde : mélèzes (malaises) indéracinables; interminables bouleaux (boulots); pins blancs (pain), juste derrière. Ici et là, un orme (homme). Tout près, souvent, aussi un frêne (on freine). Au bout, là-bas, des noyers cendrés (des morts)... Pâtir. Travailler. Se nourrir. Être avec les autres. Se donner un répit. Traverser nos deuils. Telle est cette forêt dont je parle, et où la mémoire n'arrive que par jets fugitifs, simultanément à l'anticipation de l'avenir:
"Une lame descendait délicatement la voûte jugulaire... Mais juste avant, si on fait attention, des cerisiers tardifs".

Ce déploiement temporel ne garantit aucun "je" qui "habite". Au contraire, le temps et la nature effacent ses traces.
"Demain, j'ignore si j'habiterai". C'est vrai! (!)

L'oeuvre de Judith Bellavance accompagne le texte : "Celui de prononcer", de la série "Les choses vues" - 2008, acrylique sur bois.





Revue Art le Sabord - DERNIÈRE PARUTION [ no. 82 ] "L'ODORAT"

Des textes thématiques de :
Denise Desautels, Olivier Verdun, Patrick Nicol, José Acquelin, Pascale Hermann, Marjolaine Deschênes, Mariève Maréchal, Michel A. Thérien.

Des oeuvres visuelles de :
Judith Bellavance, Sam Kerson, Michel Barzin, Ivan Binet, Catherine Bodmer, Roberto Pellegrinuzzi.

Chronique numérique :
Jean-François Caron

Carnet de voyage :
Serge Patrice Thibodeau

Chronique À livre ouvert (critique littéraire) :
Véronique Pepin.

jeudi 26 juin 2008

"Voir double"



Un de mes poèmes, Voir double, vient de paraître dans la revue Art le Sabord.

Sous la thématique de la vue, j'ai choisi des vers au très long souffle. Comme une parole intarissable à propos du fait que "... les arbres, plus forts que roches et récifs / soignent en moi tous ces chiens rescapés du cancer".

Art le Sabord, "La vue", no 80, juin 2008, p. 19.
ISSN : 1485 8800
19,95 $